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samedi 12 novembre 2011

POEMES DE ZE VENUS - L'OLIVIER



Elle a ouvert les yeux dans une maison en pierres à ciel ouvert
L’ombre d’un olivier lui caressait le visage et l’embaumait de son parfum
Tandis que sa grand-mère lui fredonnait une berceuse au doux refrain
Les belles montagnes du Djurdjura formaient son unique horizon vert

Elle était gaie et son rire lézardait les murs de cette bicoque
Tant est si bien qu’on la prénomma la joie et le bonheur
Les jours de cette fillette n’étaient qu’amour et douceur
Sous le regard de celle qui sera sa bienfaitrice de l’époque

Elle a fermé les yeux sur un canapé aux couleurs chamarrées
L’ombre d’un immeuble parisien lui cachait les rayons du  soleil
Les  bouches d’aération l’embaumaient d’un air vicié et saturé
Son univers n’était plus que béton de la terre jusqu’au ciel

Qu’il était loin son olivier… De l’autre côté de la méditerranée


ZE VENUS ZB - 9 septembre 2011

POEMES DE ZE VENUS - TUNISATTITUDE


Aussi loin que je m’en souvienne
Ce manque me ronge les entrailles
Navigant  à vue vaille que vaille
Sans que rien ne me retienne

Des ailes de papillons sous mes doigts ont brulé
Sans que de gloire je n’en tire mais des larmes versées
Humant tour à tour des roses aux milles senteurs
Sans songer à en cultiver une à moi, par peur

Suivirent  les heures de tristesse malgré ces enivrants parfums
L’envie et l’appétit n’étant plus que vagues souvenirs lointains
Jusqu’au jour où mes yeux clignèrent devant sa lueur ardente
Etait ce elle ou un fantôme du passé à la douleur lancinante ?

D’amour et de tendresse ma douce  se voulait me parer
Me laissant entrevoir l’espoir d’un horizon à deux
Meilleur et autre,  je me croyais de ce joug enfin libéré
Lorsque  doutes et incertitudes d’elle se sont  emparés

Il est vital de  me retrouver afin d’atteindre la sérénité
L’amour serait elle donc  la seule voie ici-bas ?
Tant de beautés à découvrir et de terres à explorer
Il me faut aller voir avant que de baisser les bras…

Aussi loin que je m’en souvienne
Ce manque me ronge les entrailles
Navigant  à vue vaille que vaille
Sans que rien ne me retienne


ZE VENUS ZB, 5 mai 2011

lundi 7 novembre 2011

POEMES DE ZE VENUS - INSAISISSABLE


Les parois de ma vie sont lisses
Tu tentes de t’accrocher mais tu glisses
Les portes de mon cœur sont fermées
Tu en cherches vainement les clefs

Mes yeux tu as sondés pour y lire les raisons
Sans arriver aux profondeurs de mon âme en prison
Mes paroles tu as écoutées pour entendre l’indicible
Sans parvenir à leur donner un sens et les rendre lisibles

Il me faut poursuivre ma route et ma quête de sens
Lâcher ta main plus douce que toutes celles d’avant
Supporter jour après jour le manque de ta présence
Et te laisser offrir à une autre tous ces présents

ZE VENUS ZB
18 septembre 2011

LE MAL AMOUR DU CELIBATAIRE


Il passe des soirées à distribuer des sourires
Il caresse des corps et embrasse des lèvres
Des «  je t’aime » il ramasse à la pelle
Et pourtant…  toujours ce goût amer dans son cœur

Il fuit la solitude en veillant à toujours s’entourer
Il pense avoir une multitude d’amis et de contacts
Son portable sature des trop nombreux messages
Et pourtant…  toujours ce vide abyssal en lui

Il aspire à se poser et  trouver enfin sa Vénus
Mais il n’arrive plus à enlever son masque de séducteur
Il ne sait pas exprimer ses sentiments ni ses maux
Et pourtant…  il lui arrive aussi de tomber  amoureux

Il a oublié le langage et les gestes de la tendresse
Et à force de « je t’aime moi non plus » épuisants
Il fait fuir les femmes qui en tombent amoureuses
Aujourd’hui…. le célibataire se noie dans un puits de mal amour

ZE VENUS ZB
Le 3 octobre 2011

dimanche 6 novembre 2011

POEMES DE VENUS - A MES FILS


A MES FILS


Donnez-leur l’envie de vivre
Et le goût d’être toujours libres
De chaque épreuve en tirer leçon
Sans crainte de verser larmes à foison

Donnez-leur en tout un courage sans faille
Sans perdre de vue leur ligne d’horizon
Avec la réflexion comme solide tenaille
Et en filigrane de chaque chose la passion

Donnez-leur le goût des paroles et des mots
Et l’appétit de les cultiver en un jardin secret
Pour que cœur et raison s’unissent en un verset
Les jours de pluie où il faut panser les maux

Donnez-leur mille raisons d’aimer
Sans jamais rien attendre en retour
Car le bonheur ne fait pas de détours
Et se présente à soi de l’hiver à l’été

Donnez-leur le sourire pour effacer leur peine
Quand demain surement je ne serai plus là….
De là haut, mes fils, mon regard vous enveloppera
Et vous insufflera de l’amour dans les veines

Donnez-moi ce magnifique cadeau de l’infini
Car le plus grand bonheur pour une mère
Est de voir ses petits devenir des hommes fiers
Courageux et heureux d’être dans la vie



ZE VENUS ZB, 20 mai 2011


samedi 5 novembre 2011

POEME de ZE VENUS - La roue tourne

La roue tourne

La roue tourne sans que rien ni personne ne la retienne
Les grains de sable, douleurs silencieuses, tentent de la freiner
Mais elle continue sa course folle au rythme effréné.
Tristement  elle s’érode à mesure que les jours s’égrènent

Des regards, des lèvres et des mains se sont posés sur elle.
Louanges et autres merveilles ont été chantées à  la belle,
Dont les yeux couleur mystère attisent et séduisent.
Et des hommes croisés sur son chemin,  elle s’est parfois éprise.

Cheveux ondulants la dulcinée avance contre vents  et marées.
Des grains de bonheur  et d’extase  elle s’est délectée jusqu’à la lie
Pour mieux reprendre sa route en hâte,  de peur de s’amarrer,
Et ce malgré les vaines tentatives de bellâtres  la voulant à leur merci

L’espoir nait parfois de ses désillusions et de ses vieux démons
La belle aux formes généreuses aimerait tendre vers l’envie
Et rencontrer celui avec lequel  dire « nous nous aimons »
Afin que demain peut être elle puisse enfin avoir un répit

Dans l’attente de ce jour, la roue continue ses tours
Etincelant et cinglant de sa vive énergie tout alentour,
Les grains de sable s’entassant entre ses aubes.
De n’y prendre garde elle pourrait s’écrouler  à l’aube…

ZE VENUS ZB, 12 mai 2011

LES POEMES DE VENUS - Espoir éteint


ESPOIR   ETEINT

D’aventures en aventures l’espoir s’atténue
Se peut il que l’homme ne sache plus aimer ?
La foi en l’amour et en ses douces vertus
Devient de jour en jour un souvenir effacé

Les conversations s’alimentent des ruptures alentour
Sans que vienne se poindre la naissance d’un bel amour
Les sourires échangés deviennent source de méfiance
Le partage entre les hommes se codifie sans une once de confiance

Aujourd’hui les désillusions et ruptures parent toutes les bouches
Et ce n’est qu’à pas de loup qu’on se risque à rêver d’un possible
Pour très vite se retrancher dans son cocon esseulé sur sa couche
La peur entrave alors nos désirs et rend la déception prévisible

D’aventures en aventures l’espoir s’atténue
Se peut il que l’homme ne sache plus aimer ?
La foi en l’amour et en ses douces vertus
Devient de jour en jour un souvenir oublié

ZE VENUS ZB - 23 août 2011

LES POEMES DE VENUS - Il est des jours..

Il est des jours…

Il est des jours où mes yeux sont rivés vers le passé
Posant ça et là des regards sur les lieux jadis oubliés
S’attendrissant des sourires  des êtres  aimés
Mais  dont le souvenir me fait larmes versées

Il est des jours où mes yeux  s’arrêtent sur le présent
Pétillants de joie et savourant avec délice chaque instant
Caressant du regard  et de la main les beautés  d’un temps
Avec  l’espoir que mon cœur en vibre longtemps

Il est des jours où mes yeux s’éloignent vers demain
Faisant fi du passé et oubliant le présent incertain
Mes cils séchant les pleurs pour d’autres matins
Plus radieux  où l’amour s’offrira dans un écrin

ZE VENUS ZB, le 30 avril 2011